Nombreux sont ceux qui pensent être obligés d’ouvrir un procès lorsqu’ils ne parviennent pas à trouver une solution à un litige en discutant avec l’autre partie, directement ou par l’intermédiaire de leur conseil.
Avant de débuter une procédure judiciaire, il vaut toutefois la peine d’examiner soigneusement la possibilité de résoudre ce conflit extrajudiciairement, que ce soit par une conciliation, une médiation, un arbitrage ou d’une autre manière encore.
L’efficacité de ces moyens est aujourd’hui avérée, tout comme les importantes économies de temps, d’argent et d’énergie qu’ils offrent aux parties.
L’arbitrage est un mode bien connu de résolution des litiges sur le plan international. Il permet d’obtenir d’un tribunal arbitral, choisi par les parties et composé d’un arbitre unique ou de trois personnes, une décision (sentence arbitrale) ayant la même valeur juridique qu’un jugement d’un tribunal étatique.
Par rapport à une procédure judiciaire, il présente notamment pour les parties l’avantage :
Les termes de médiation et de conciliation ne sont pas utilisés partout et par tous de la même manière. Par exemple, dans certains pays, le terme de « conciliation » est réservé à l’intervention d’un tiers désigné par l’Etat (p. ex. un juge), toute intervention d’un tiers neutre privé étant une « médiation ».
En Suisse, la conciliation et la médiation sont toutes deux généralement définies comme un processus confidentiel, dont le but est d’aboutir, autant que faire se peut, à un accord amiable entre les parties, mettant un terme au litige. Ils impliquent la tenue d’une ou plusieurs séances, au cours desquelles le conciliateur ou le médiateur guidera les parties vers les solutions possibles afin qu’elles choisissent au final la plus adaptée à leur situation. Contrairement à l’arbitre, ni le conciliateur ni le médiateur n’est investi du pouvoir de rendre une décision contraignante.
Les différences entre la conciliation et la médiation sont donc essentiellement liées à la manière dont se déroule le processus :
Ces différences pourront donc s’estomper :
Adéquatement menées, la conciliation et la médiation fonctionnent parce que les parties sont amenées par le conciliateur ou le médiateur :
De plus en plus d’avocats, soucieux de protéger les intérêts de leurs clients, dirigent aujourd’hui leurs clients vers la conciliation et la médiation.
Leur expérience les a en effet convaincu que la souplesse, la rapidité et la limitation des frais qui caractérisent ces processus, alliées à la perspective réelle d’obtenir une solution négociée acceptée par toutes les parties, en font des outils de premier plan dans la résolution des litiges.